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Gestion TI23 janvier 20267 min de lecture

Le vrai coût de gérer vos TI vous-même : ce que les PME sous-estiment

Analyse complète des coûts cachés de la gestion informatique interne pour les PME québécoises. Découvrez pourquoi l'infogérance est souvent plus rentable.

Le vrai coût de gérer vos TI vous-même : ce que les PME sous-estiment

Quand on lance une PME au Québec, la gestion des TI finit souvent sur le bureau du propriétaire ou d'un employé « qui s'y connaît ». Le raisonnement est simple : pourquoi payer quelqu'un d'autre quand on peut se débrouiller? Sauf que cette logique, en apparence sensée, cache un piège financier que beaucoup de dirigeants découvrent trop tard.

Ce texte passe en revue les postes de dépenses que les PME oublient de comptabiliser lorsqu'elles gèrent leurs technologies à l'interne. Pas de chiffres gonflés ni de tactiques de peur — juste un exercice de transparence pour vous aider à prendre une décision éclairée.

Le poste budgétaire visible : l'employé TI

Le point de départ, c'est le salaire. Selon les données d'Emploi-Québec et de l'Enquête sur la rémunération de l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, un technicien en soutien informatique au Québec gagne entre 48 000 $ et 68 000 $ par année en 2025-2026, selon la région et l'expérience. Un administrateur de systèmes se situe plutôt entre 65 000 $ et 90 000 $.

À ce montant, il faut ajouter les charges patronales obligatoires : cotisations au RRQ, au RQAP, à l'assurance-emploi et à la CNESST. Elles représentent entre 14 % et 18 % du salaire brut. Si vous offrez des assurances collectives ou un REER collectif, ajoutez encore 8 % à 20 %.

Résultat : un technicien qui affiche 60 000 $ au contrat vous revient plus près de 78 000 $ à 85 000 $ tout compris. Et ça, c'est quand tout va bien.

Le casse-tête du recrutement en TI

Le secteur des technologies au Québec vit une pénurie de main-d'oeuvre documentée. TECHNOCompétences, le comité sectoriel de main-d'oeuvre en TI, publie chaque année un diagnostic qui confirme que les postes en soutien technique et en administration de systèmes figurent parmi les plus difficiles à pourvoir.

Pour une PME de 15 à 50 employés, recruter un spécialiste TI prend souvent trois à six mois. Pendant ce temps, quelqu'un d'autre dans l'entreprise absorbe les tâches — généralement quelqu'un dont ce n'est pas le métier. Les erreurs de configuration, les mises à jour repoussées et les problèmes non résolus s'accumulent.

Et quand l'employé TI que vous avez finalement embauché reçoit une offre plus alléchante ailleurs — ce qui arrive fréquemment dans ce marché — tout le cycle recommence. Chaque départ entraîne une perte de connaissance sur votre environnement qui prend des semaines à reconstruire.

La formation : un investissement qu'on reporte toujours

Les technologies changent vite. Les certifications Microsoft, Cisco ou CompTIA ont des cycles de renouvellement de deux à trois ans. Un technicien qui ne se forme pas travaille avec des connaissances qui deviennent graduellement obsolètes.

Le problème pour une PME, c'est double. D'abord, la formation coûte cher : entre 2 000 $ et 6 000 $ par certification, sans compter le temps d'étude. Ensuite, pendant que votre technicien est en formation, personne ne répond aux demandes de soutien.

Dans la pratique, la formation est le premier poste qu'on coupe quand le budget est serré. Et c'est ainsi qu'on se retrouve avec un environnement géré par quelqu'un qui n'a pas les connaissances pour faire face aux menaces et aux technologies actuelles.

Les outils dont personne ne parle

Un professionnel TI ne travaille pas les mains vides. Pour gérer un parc informatique correctement, il lui faut des outils : surveillance du réseau, gestion des correctifs, solution de sauvegarde d'entreprise, antivirus avec détection avancée, plateforme de gestion des demandes de soutien.

Ces outils, souvent vendus par abonnement, coûtent entre 10 000 $ et 35 000 $ par année pour une PME de 25 à 50 postes. C'est un montant que les dirigeants découvrent souvent après avoir embauché leur technicien, quand celui-ci présente la liste de ce dont il a besoin pour faire son travail correctement.

Un fournisseur d'infogérance possède déjà ces outils et en répartit le coût sur l'ensemble de sa clientèle. C'est une économie d'échelle à laquelle une PME individuelle n'a pas accès.

Le coût invisible : la productivité perdue de vos employés

Voici le poste que presque personne ne mesure. Quand l'imprimante plante un mardi matin, quand le VPN refuse de se connecter en télétravail, quand un courriel important se retrouve en quarantaine sans explication — vos employés non-TI perdent du temps.

Selon une étude de Robert Half publiée en 2024, les travailleurs de bureau nord-américains perdent en moyenne 22 minutes par jour en raison de problèmes technologiques. Pour une entreprise de 30 personnes avec un coût horaire moyen de 30 $ (salaire plus charges), ça représente environ 48 000 $ par année en productivité qui s'évapore.

Ce chiffre ne tient même pas compte de l'effet domino : un vendeur qui ne peut pas accéder au CRM pendant deux heures, c'est potentiellement un contrat qui se perd. Une équipe de production arrêtée parce que le système de gestion est en panne, ce sont des commandes en retard.

L'absence de couverture complète

Un employé TI travaille 37,5 heures par semaine. Il prend des vacances. Il tombe malade. Il dort la nuit et la fin de semaine. Quand un serveur tombe en panne un samedi soir, qui intervient?

Pour une PME, embaucher une deuxième personne TI uniquement pour assurer la redondance est rarement viable financièrement. On finit donc par accepter un niveau de risque : si quelque chose de grave arrive en dehors des heures de bureau, on gérera.

Ce pari fonctionne jusqu'au jour où il ne fonctionne plus. Un incident survenu un vendredi soir qui n'est traité que le lundi matin, c'est potentiellement 60 heures de données perdues si les sauvegardes ne sont pas en ordre.

La conformité qui se complique

Depuis l'entrée en vigueur complète de la Loi 25 (Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels), les entreprises québécoises doivent respecter des obligations précises : chiffrement des données, contrôle des accès, registre des incidents de confidentialité, évaluations des facteurs relatifs à la vie privée.

La Commission d'accès à l'information du Québec (CAI) peut imposer des amendes administratives allant jusqu'à 10 millions de dollars. Même si les montants imposés aux PME seront vraisemblablement beaucoup plus bas, le simple fait de devoir répondre à une enquête de la CAI mobilise du temps et des ressources considérables.

Un technicien généraliste n'a pas nécessairement la formation pour comprendre les implications techniques de la Loi 25. C'est un domaine qui demande une expertise à la croisée du droit et de la technologie.

Le temps du dirigeant : le coût qu'on ne facture jamais

Quand vous passez une heure à chercher pourquoi le Wi-Fi est lent, à superviser l'installation d'un nouveau poste de travail ou à arbitrer entre deux solutions logicielles, vous ne travaillez pas sur votre entreprise. Vous travaillez dans votre entreprise.

Ce temps de dirigeant a une valeur. Si vous pouviez consacrer ces heures à la prospection, au développement de produits ou aux relations clients, quel serait l'impact sur votre chiffre d'affaires?

C'est un calcul que chaque propriétaire de PME devrait faire honnêtement.

Le vrai comparatif

La question n'est pas « est-ce que l'infogérance coûte moins cher que le salaire d'un technicien? ». La question est : « est-ce que le coût total de la gestion interne — salaire, charges, recrutement, formation, outils, productivité perdue, risques, temps du dirigeant — est inférieur au coût d'un service géré? »

Pour beaucoup de PME québécoises de 10 à 75 employés, la réponse penche en faveur de l'infogérance. Pas toujours, et pas pour tout le monde. Certaines entreprises ont des besoins très spécifiques qui justifient une équipe interne. Mais la majorité gagnerait à au moins faire le calcul complet avant de conclure que « c'est moins cher à l'interne ».

Un regard objectif sur votre situation

Si vous vous demandez où se situe votre entreprise dans cette équation, Adsum Technologies peut vous aider à y voir clair. Nous offrons une analyse de votre situation actuelle qui compare vos dépenses réelles — visibles et cachées — avec ce qu'un service d'infogérance vous coûterait. Le but n'est pas de vous vendre quelque chose, mais de vous donner les chiffres pour décider en connaissance de cause.

Pour en discuter, visitez notre page de contact.

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